L’île de Black Mór

de Jean-François Laguionie, 2003, ****

Lire Stevenson, c’est bien. C’est même conseillé. Faire des films, c’est bien aus­si. Alors, pour­quoi pas s’inspirer de L’île au tré­sor ? En effet, mal­gré les dif­fé­rences pro­fondes de situa­tions et de tona­li­té, je n’arrive pas à me défaire de l’impression de voir ce pre­mier roman réin­ter­pré­té libre­ment pour L’île de Black Mór.

Le des­sin est ori­gi­nal, très « BD » mais aus­si très réus­si et élé­gant, l’animation est extrê­me­ment soi­gnée et la réa­li­sa­tion est glo­ba­le­ment de très bon niveau. Le petit sou­cis, c’est que le scé­na­rio ne dépasse jamais son sta­tut d’aventures pour enfants et jeunes ados, avec une trame glo­bale et des rebon­dis­se­ments cou­sus de drisses blanches et un sérieux manque de sur­prises.

Le film n’en est pas pour autant dénué de charme et si vous avez des gosses d’une petite dizaine d’années, n’hésitez pas : c’est un peu naïf, mais ça reste un bon moment.