RoboCop

de Jose Padilha, 2014, ***

Plutôt qu’un remake du film de Verhoeven, nous avons ici affaire à une variation sur thème imposé. L’action n’est plus autant au cœur du film, qui s’offre un peu plus d’introspection et, surtout, un vrai personnage intéressant : le toubib (avec l’excellent Gary Oldman, beaucoup plus posé et raisonnable que dans ses derniers rôles), partagé entre la volonté d’aider les handicapés et d’améliorer la société, la poursuite de ses propres objectifs et l’affection presque paternelle qu’il a pour sa créature.

Ça n’empêche pas le film d’être un peu bourrin et bas de plafond par moments, ni de suivre un scénario réglé comme du papier à musique mais manquant souvent d’originalité. Quant aux dix premières minutes, elles font franchement flipper tellement ça pue le patriotisme béat au premier degré — heureusement, la suite remet un peu les choses en perspective. Dans l’ensemble, pour les amateurs du genre, ça se regarde agréablement.