Astérix et Obélix au service de Sa Majesté

de Laurent Tirard, 2012, ****-

Je sais, je sais, y’a sans doute des trucs plus intelligents à voir en ce moment au cinéma. Mais bon, les trucs intelligents, des fois, ça fatigue, alors qu’un film bien débile qui fait sourire, ça détend.

Alors, le nouvel Astérix est-il bon ? Non, pas vraiment… Mais au moins, on n’a plus Clavier, et Baer est bien meilleur Astérix que Cornillac — et malgré toute la tendresse que j’ai pour l’interprétation de Chabat dans Mission Cléopâtre, je pense que Luchini est le César qui colle le mieux à l’univers.

L’humour très gaulois de l’album est assez bien rendu, même si souvent de manière un peu lourde — on ne retrouve pas toujours l’espèce d’élégance discrète de Goscinny — et les vannes Gaulois contre Bretons marchent toujours bien. Je suis plus circonspect sur l’intégration des Normands, qui sont clairement là pour remplir et dépasser les 1 h 40, mais ça passe plutôt bien, et les ajouts sentimentaux sont surprenants mais pas si mal venus.

Dans l’ensemble, on peut pas dire que ça soit un grand film, mais ça fonctionne mieux que ce à quoi je m’attendais, ce qui justifie de le classer dans les « dépasse les espoirs » — de justesse.

Ah, par contre, si les producteurs veulent arrêter de faire des films qui ont déjà fait l’objet d’adaptations au cinéma, faut pas qu’ils se gênent. Parce que Astérix chez les Bretons après Astérix et Cléopâtre, c’est juste resucer les deux meilleurs dessins animés de la série… Le tour de Gaule, Astérix en Corse, Astérix chez les Hélvètes, Astérix chez Rahazade, y’a pourtant de quoi faire des adaptations nouvelles, non ?