Date limite

de Todd Philips, 2010, ***

Après avoir échan­gé acci­den­tel­le­ment son sac avec celui d’un fumeur de beuh, un archi­tecte guin­dé de Los Angeles se retrouve à Atlanta, inter­dit de vol, sans ses papiers, à cinq jours de la césa­rienne pro­gram­mée de sa femme. Seule solu­tion pour arri­ver à temps : accom­pa­gner… le fumeur de beuh, qui a loué une voi­ture.

La ren­contre entre un homme à cos­tard et une espèce de hip­pie cras­seux, ça n’a rien de neuf au ciné­ma. Le duo emmer­deur-emmer­dé non plus, Brel et Ventura en furent témoins. Quant au road-movie entre deux per­son­nages qui n’ont rien à voir, c’est d’une bana­li­té affli­geante.

Alors, énième comé­die de situa­tion basée sur le conflit entre carac­tères dif­fé­rents ? Oui, quand même. La paren­té avec plein d’autres réfé­rences, dont le très récent Get him to the Greek, est évi­dente. Pour se sor­tir de la fange moyenne, Date limite mise avant tout sur deux acteurs : Robert Downey Jr et Zach Galifianakis, res­pec­ti­ve­ment éter­nel play-boy en cos­tard et éter­nel meilleur ami mal­adroit.

Alors voi­là, c’est pré­vi­sible, sans sur­prise (enfin, y’a quand même un ou deux rebon­dis­se­ments qu’on voit pas trop venir), ordi­nai­re­ment réa­li­sé, écrit et pho­to­gra­phié, mais y’a Robert et Zach, et leur duo fonc­tionne à la per­fec­tion. Du coup, le film marche et si cer­tains pas­sages sont vrai­ment trop absurdes, l’ensemble est plu­tôt très mar­rant.