Twilight : hésitation

de David Slade, 2010, ***

Chose promise, chose due : Robert Pattinson a réussi à battre Brendan Fraser au classement des plus mauvais acteurs américains. Heureusement, son personnage n’est pas aussi essentiel que dans les premiers volets : le vampire végétarien tellement bô et éthéré se fait totalement bouffer la vedette par un loup-garou huileux (officiellement, c’est pas un film gay, mais toute l’iconographie des Dieux du stade est bien présente) mais sauvage à souhait et par d’autres vampires plus sérieux et solides.

Accessoirement, ou pas, les scénaristes semblent avoir intégré une capacité à l’auto-dérision bienvenue après les critiques essuyées sur le deuxième opus et ne se gênent plus pour rire de leurs propres travers (« Il met jamais de chemise, lui ? » par exemple). Du coup, ce troisième volet tourne relativement bien et fait souvent sourire.

Et puis, toute l’histoire de l’union sacrée entre vampires végétariens et loups-garous est plutôt bien traitée, de même que l’on évite de se concentrer sur les états d’âme de Bella (qui sont de toute manière plus valables que dans le tome précédent : c’est plus « se taper un vampire ou pas », c’est plutôt choisir sa vie d’adulte) pour s’intéresser à quelques histoires annexes — les premiers temps de la vie de vampire de Jasper ou l’origine des loups-garous, par exemple.

Enfin, ce petit détail qui mérite à lui tout seul d’être vu : c’est bien le premier film américain où un héros (féminin qui plus est) explique que le summum de la moralité est de coucher avant le mariage… ^^

Globalement, ça se laisse donc voir avec plaisir, sans casser trois pattes à un canard.