Le choc des titans

irré­mé­diable plan­tage de Louis Leterrier, 2009

Des humains vani­teux veulent dégom­mer des dieux vani­teux. Ceux-ci veulent donc détruire ceux-là. Heureusement, Persée, un demi-dieu vani­teux, va y mettre bon ordre en mara­vant la gueule d’une bande de scor­pions géants.

Le truc triste, c’est que quand Persée se pro­pose de faire men­tir les sor­cières qui lui pro­mettent un sort funeste, ben on s’en fout. Il peut cre­ver, les sor­cières aus­si d’ailleurs : on cher­che­ra déses­pé­ré­ment un per­son­nage qu’on n’a pas envie de voir mort au plus vite.

On cher­che­ra aus­si un scé­na­riste, un direc­teur des effets spé­ciaux, un dia­lo­guiste et un réa­li­sa­teur qu’on n’aurait pas envie de voir morts au plus vite. Parce que c’est vide, creux, ter­ri­ble­ment mou, et qu’il n’y a même pas Edward Norton (qui arri­vait presque à sau­ver le pré­cé­dent film du réa­li­sa­teur, en don­nant à Bruce Banner une pro­fon­deur que le scé­na­riste ne devait pas avoir pré­vue…). Y’a bien Liam Neeson et Ralph Fiennes, qui ont prou­vé pou­voir être grands, mais ils en font cha­cun huit tonnes de trop dans toutes les scènes où on les voit — car y’a pas que la réa­li­sa­tion qui est à chier, y’a aus­si la direc­tion d’acteurs.

Bref, Leterrier vient de faire une très belle entrée dans ma liste noire. Michael Bay, Tony Scott, Stephen Sommers, mer­ci de faire un peu de place au nou­vel arri­vant, il l’a bien méri­tée.