Ben-Hur

purge de Timur Bekmambetov, 2016

Dès les premières scènes, me voilà tout frétillant dans mon fauteuil. Oh mon Dieu que c’est bon !

Il faut dire que, pour un type qui aime un peu pinailler à l’occasion, voir Ben-Hur, c’est un peu comme débarquer chez Willy Wonka quand on est gourmand. Absurdités scénaristiques, idées reçues et resucées, anachronismes à la pelle, c’est un festival de trucs à la fois affligeants et hilarants.

Non, cette image n'est pas dans le film. Mais vu le niveau de réalisme historique, c'est presque étonnant. - photo Paramount Pictures
Non, cette image n’est pas dans le film. Mais vu le niveau de réalisme historique, c’est presque étonnant. – photo Paramount Pictures

En revanche, pour les amateurs de cinéma, c’est un peu plus compliqué. Déjà, il y a un problème de casting : Jack Huston n’a pu avoir qu’un second rôle dans le troisième Twilight, c’est vous dire le calibre de l’acteur. Quant au type qui joue Messala, on l’avait vu dans Les fant4stiques, mais ça ne lui suffisait pas : avant ça, il avait participé à La colère des Titans, et j’ai pas eu le courage de remonter sa filmographie plus loin.

Il y avait bien un risque d’avoir un personnage vaguement crédible : pour une raison obscure (beaucoup de papier avec Benjamin Franklin dessiné dessus, je suppose), Morgan Freeman apparaît dans plusieurs scènes. Afin de corriger ce problème potentiel, les maquilleurs ont eu une idée de génie : Morgan est toujours associé à Paul. Si si, Paul le poulpe, qui lui sert de couvre-chef tout au long du film. Du coup, comme on éclate de rire à chaque fois qu’on les voit, on remarque moins que la sécurité a accidentellement laissé rentrer un acteur sur le plateau.

Morgan Freeman et Paul. - photo Paramount Pictures
Morgan Freeman et Paul. – photo Paramount Pictures

La réalisation peut être flamboyante, mais Bekmambetov a un peu trop tendance à regarder lui-même ses effets : la fin en fait beaucoup, beaucoup trop, et le dernier tour est plus long que les cinq précédents (vous imaginez un grand prix de Formule 1 où, après avoir fait soixante tours à Monaco, les voitures iraient faire le rallye Monte-Carlo avant de passer la ligne d’arrivée ?).

Et comme tout le reste est absolument nul, la seule bonne façon de profiter de cette œuvre, c’est de prendre un cours d’Histoire de l’antiquité avec spécialisation « la Judée au premier siècle », puis d’aller la voir pour se marrer un bon coup.

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