Les amants passagers

de Pedro Almodóvar, 2013, ****

Un train d’atterrissage blo­qué, c’est tout ce qu’il faut pour qu’un vol parte en couille. Un équi­page qui drogue les pas­sa­gers de classe éco pour avoir la paix, des pas­sa­gers de busi­ness hys­té­riques, para­noïaques ou obsé­dés, trois ste­wards déci­dés à se bour­rer la gueule et celle des pas­sa­gers pour se détendre, deux pilotes qui attendent patiem­ment qu’on leur dégage une piste dans un ciel où per­sonne ne s’intéresse à eux : voi­là les ingré­dients de la comé­die du jour.

On n’est pas tota­le­ment à l’abri de quelques lour­deurs mais, une fois admis le pos­tu­lat de départ lit­té­ra­le­ment affi­ché dès la pre­mière image (ce film n’a rien à voir avec la réa­li­té), la déri­sion, la cari­ca­ture et la fraî­cheur de l’ensemble font fran­che­ment pas­ser un bon moment.