Le retour de la Villette

L’an pas­sé, le pro­gramme de ciné­ma en plein air de la Villette a été un peu bou­le­ver­sé, les séances ayant fina­le­ment lieu dans la Grande Halle suite à l’at­ten­tat de Nice.

Pour 2017, a prio­ri, on revient aux fon­da­men­taux des années pré­cé­dentes : ins­tal­la­tion sur la pelouse, pro­jec­tion dès la nuit tom­bée (donc très tard). Le sujet : « À table ! »

Voici donc la pro­gram­ma­tion et mes com­men­taires.

À voir

23 juillet : Soleil vert de Richard Fleischer

Avec Farenheit 451, La pla­nète des singes et Blade run­ner, Soleil vert fait par­tie de ces films d’an­ti­ci­pa­tion noire et tra­gique qui ont mar­qué l’his­toire. C’était un choc à sa sor­tie, c’é­tait un choc quand je l’ai vu il y a une quin­zaine d’an­nées, je ne sais pas com­ment il a vieilli mais une chose est sûre : c’est un film à avoir vu, abso­lu­ment.

En 1973, les films d’an­ti­ci­pa­tion ouver­te­ment pes­si­mistes étaient encore rares… — pho­to MGM

19 août : Ratatouille de Brad Bird

Un Pixar de la bonne époque : lou­foque, pas tou­jours très fin mais sou­vent très drôle, sur­pre­nant, ori­gi­nal. C’est la seule fois de ma vie où j’ai aimé une rata­touille.

Facultatifs

20 juillet : The grand Budapest hotel de Wes Anderson

Loufoque, colo­ré, absurde et par­fois hila­rant, le film est à voir au moins une fois. Deux ? Peut-être, mais pas for­cé­ment : y’a quand même quelques rebon­dis­se­ments un peu faciles et le scé­na­rio est un peu décou­su.

C’est beau. C’est chiant, mais c’est beau. Mais c’est chiant. — pho­to Warner Bros

29 juillet : Sur la route de Madison de Clint Eastwood

Film de pho­to­graphe, il pro­fite d’une prise de vue impec­cable qui devien­dra vite la signa­ture d’Eastwood. Mais même avec des acteurs magni­fiques, ça reste un putain de mélo très très très mélo : le lan­cer à 22 h 30, c’est un bon moyen de dor­mir à 23 h.

Connais pas, pourquoi pas ?

22 juillet : Lastman de Bastien Vivès, Balak, Mickaël Sanlaville et Jérémie Périn

Ce n’est pas un film, mais une série. Ça a l’air pas mal, cer­tains de mes contacts adorent, je la ver­rai for­cé­ment à un moment ou à un autre, mais ai-je envie de me taper une sai­son d’un bloc et de finir à 4 h du matin ?

28 juillet : Stranger than para­dise de Jim Jarmush

Deuxième film d’un des réa­li­sa­teurs les plus bar­rés que je connaisse, encen­sé par la cri­tique, il a l’air vague­ment intel­lo-chiant ; mais Jarmush a déjà trans­for­mé plein de sujets intel­lo-chiants en bijoux fas­ci­nants. Faudra me faire ma propre idée un jour.

10 août : Tampopo de Jūzō Itami

Un « wes­tern-ramen » qui parle de bouffe, mani­fes­te­ment sur­joué à l’ex­trême, qui semble avoir ins­pi­ré une paire d’é­pi­sodes mémo­rables de Nicky Larson : ça pique un peu ma curio­si­té.

Tiens, le seul Mendes que j’ai pas vu. — pho­to DreamWorks

11 août : Les noces rebelles de Sam Mendes

Ça a l’air d’un gros mélo, mais Sam fait par­tie des gens à qui j’ac­corde une confiance presque abso­lue — un mau­vais Mendes, c’est déjà un bon film. Vu que c’est le seul que j’ai pas encore vu dans sa fil­mo­gra­phie, il est for­cé­ment sur ma liste.

17 août : Sideways d’Alexander Payne

Entre mélo et comé­die, ça n’a pas l’air bou­le­ver­sant, mais il est ques­tion d’al­cool, alors pour­quoi pas ?

Connais pas et je passe

21 juillet : Le fes­tin de Babette de Gabriel Axel

J’ai rien contre le danois, mais les his­toires de luthé­riens en géné­ral et cette bande-annonce en par­ti­cu­lier me laissent fort dubi­ta­tif.

27 juillet : The lunch­box de Ritesh Batra

La bande-annonce m’in­té­res­sait pas quand elle pas­sait avant les films que j’al­lais voir. Elle ne m’in­té­resse tou­jours pas.

30 juillet : Le chat de Pierre Granier-Deferre

C’est sans doute très bien, mais sur le papier, c’est juste un gros mélo.

3 août : Les délices de Tokyo de Naomi Kawase

Je sais pas exac­te­ment pour­quoi, mais ça m’a tou­jours paru siru­peux. Ce qui est éton­nant pour une pâtis­se­rie japo­naise.

4 août : The par­ty de Blake Edwards

Comédie lou­foque repo­sant sur Peter Sellers, ça a l’air un peu lourd à digé­rer.

Allez savoir pour­quoi, Les affran­chis m’ins­pire autant que Le par­rain. Sauf que Le par­rain, je l’ai vu, mer­ci, plus jamais ça. — pho­to Warner Bros

5 août : Les affran­chis de Martin Scorsese

« Quoi, t’as pas vu Les affran­chis ? » Ben non, déso­lé, il m’a jamais ten­té. Les autres Scorsese de cette époque m’ont lais­sé froid et je suis pas sûr que la dose d’hu­mour noir de celui-ci suf­fise à me don­ner envie de me dépla­cer.

6 août : Sabrina de Billy Wilder

Elle est amou­reuse, lui pas, elle s’en va, elle revient, elle le séduit… Ça n’a pas l’air de voler très haut tout de même.

12 août : La céré­mo­nie de Claude Chabrol

Même si j’ai très envie de revoir Virginie Ledoyen à l’âge où je me suis aper­çu qu’en fait, les brunes aus­si…, la bande-annonce me donne déjà envie de buter le réa­li­sa­teur, donc je vais conti­nuer à faire l’im­passe et plu­tôt revoir La plage.

13 août : Amarcord de Federico Fellini

Je passe sans doute à côté de quelque chose, mais j’ai jamais com­pris la fas­ci­na­tion que cer­tains ont pour Fellini.

18 août : La graine et le mulet d’Abdellatif Kechiche

Ça a l’air d’un gros mélo bien lourd.

20 août : Peau d’âne de Jacques Demy

Dois-je vrai­ment jus­ti­fier d’ins­crire cette chose dans cette rubrique ?

Mais où sont-ils passés ?

Sur une sélec­tion par­lant de table, je suis très, très sur­pris de ne pas voir La grande bouffe, incon­tour­nable chef-d’œuvre de Ferreri (qu’il fau­dra que je revoie un jour, je devais avoir 12 ans et je n’en garde qu’un sou­ve­nir extrê­me­ment flou).

Une sélec­tion sur la table sans La grande bouffe ?! — pho­to Mara Films

On aurait éga­le­ment pu ima­gi­ner le très bon La part des anges de Ken Loach, qui aurait per­mis d’a­voir un vrai film huma­niste avec des héros jeunes et mar­rants sus­cep­tibles d’at­ti­rer un large public. Et bien sûr, j’ai enten­du dire qu’en matière de cui­sine, Le silence des agneaux avait des scènes remar­quables…

Globalement, j’ai sur­tout l’im­pres­sion que la sélec­tion de cette année pré­pare une belle indi­ges­tion de mélos fami­liaux et manque de films légers, huma­nistes ou noirs.