Un espion dans la tête
|d’Ariel Vromen, 2016, ***
Il y a des films qui essaient d’être de grands films, et d’autres qui se satisfont très bien d’être des distractions efficaces.
Un espion dans la tête, qui mélange le thème de l’implantation de souvenirs et celui de l’espion qui s’ignore, assume totalement d’être dans la seconde catégorie : c’est un thriller, avec toutes les forces et toutes les faiblesses des thrillers ordinaires, des acteurs à la hauteur, un montage parfaitement calé, un scénario raisonnablement fichu, ni complètement stupide ni vraiment malin.

Bien sûr, on peut regretter que, avec un tel point de départ, il ne creuse pas plus la question fondamentale du « qui suis-je ? » et que l’évolution du psychopathe qui se découvre des sentiments soit aussi survolée. Mais comme je le disais, c’est une honnête distraction, qui ne prétend pas être un nouveau Volte/face.