Le transporteur héritage

bouse liquide de Camille Delamarre, 2015

Il y a des jours comme ça, vous sortez du ciné, il tombe des cordes, donc vous re-rentrez dans le ciné à la recherche de quelque chose à faire. La vendeuse trop mimi qui a un joli tatouage n’est pas là, donc vous n’allez pas gaspiller la moitié de votre salaire dans un café, un muffin et cinq minutes de papotage. Une seule échappatoire vous reste donc ouverte : passer le temps en prenant un billet pour le prochain film qui démarre.

Cet homme vient, lui aussi, de voir le film. Mais il est resté beaucoup plus zen que moi. photo Bruno Calvo pour Europacorp / TF1 films
Cet homme vient, lui aussi, de voir le film. Mais il est resté beaucoup plus zen que moi. photo Bruno Calvo pour Europacorp / TF1 films

Et il y a des jours comme ça où vous vous dites que vous auriez mieux fait d’affronter le Déluge en t-shirt plutôt que de vous infliger cette onzième plaie d’Égypte.

Acteurs en roue libre, réalisation épileptique, scénario puéril (mais puéril au point où un gamin de six ans qui me sort ça, je le prive de télé pendant trois mois pour le faire mûrir un peu), ce clip décérébré est ridicule de bout en bout et n’a même pas honte de prendre les spectateurs pour des cons (exemple au hasard : Audi communique énormément autour de la sécurité apportée par les quatre roues motrices ; quand une S8 se met à patiner de l’arrière et à déraper comme une banale BMW M3, ça va précisément à l’encontre du produit dont on fait la pub).