Citizenfour

de Laura Poitras, 2015, ***

Citizenfour, c’est le pseu­do­nyme d’un infor­ma­ti­cien de la NSA qui contacte Laura Poitras, docu­men­ta­riste, pour dif­fu­ser des infor­ma­tions sur les pro­grammes de sur­veillance de l’agence. Citizenfour, c’est le docu­men­taire issu de cette col­la­bo­ra­tion, qui montre de l’intérieur com­ment la réa­li­sa­trice et les jour­na­listes contac­tés par Edward Snowden vont publier ces infor­ma­tions, leur impact sur l’opinion publique et les consé­quences de ces divul­ga­tions jusqu’au niveau poli­tique.

Le pro­blème, c’est que c’est un pur docu­men­taire, aride comme un sujet dif­fu­sé à 23 h sur France 5. Pas vrai­ment d’angle sinon de nar­rer les évé­ne­ments chro­no­lo­gi­que­ment, pas vrai­ment de mise en pers­pec­tive non plus, ni de second angle de vue : Citizenfour est un peu le cul entre docu­men­taire clas­sique, por­trait du « lan­ceur d’alerte » typique et jour­na­lisme gon­zo. C’est inté­res­sant, pas­sion­nant même par­fois, aus­si bien concer­nant la per­son­na­li­té de Snowden que les sys­tèmes foui­neurs de la NSA, de la CIA et de leurs homo­logues inter­na­tio­naux ; mais c’est aus­si émou­vant qu’un dis­cours d’Emmanuel Macron. En tant que citoyen, il est bien de le voir, mais en tant que ciné­phile, il ne faut pas attendre de miracle.

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