Le juge

de David Dobkin, 2014, ***

Un avo­cat brillant qui a des rela­tions ten­dues avec son père, juge inflexible, revient dans la ville de son enfance. Là, il se retrouve embar­qué dans la défense de son pater­nel, accu­sé d’avoir écra­sé un ancien cri­mi­nel.

Vous avez l’impression d’avoir vu le film cent fois ? Vous n’avez pas tort. Je vais vous faire une confi­dence : en sor­tant de la salle, il est pos­sible que vous ayez l’impression de l’avoir vu cent une fois.

Donc, Le juge reprend tous les codes du fils ban­ni qui revient à un moment cru­cial de l’histoire fami­liale. Les ten­sions avec le père, qui sont fran­che­ment le sujet cen­tral du film ; les ten­sions avec les frères qui ne com­prennent pas ; les ex qui reviennent avec des sur­prises (qui n’en sont que pour ceux qui n’ont pas vu cent fois le film) ; le vieillard raide comme la jus­tice qui devient gâteau avec sa petite-fille ; les regrets de jeu­nesse ; le besoin de recon­nais­sance ; tout ça, quoi.

Le film est bien fait, assez bien écrit mal­gré deux épi­logues de trop (comme si le scé­na­riste n’avait pas su choi­sir), et il y a bien évi­dem­ment deux-trois détails sym­pa­thiques et tou­chants. Mais fon­da­men­ta­le­ment, ça n’a réel­le­ment rien d’original et ça repose entiè­re­ment sur le duo d’acteurs extrê­me­ment réus­si des deux Robert (Downey Jr et Duvall). En même temps, y’a bien pire pour un film que de se repo­ser sur ces deux-là, et Le juge reste tout à fait fré­quen­table.