Les gazelles

de Mona Achache, 2013, *

Bon, j’avais pas vrai­ment pré­vu de le voir, celui-là. Il se trouve que dans la par­tie nou­velle de l’UGC des Halles, y’a un pan­neau « 35 » avec une porte et un pan­neau « 34 » avec une autre porte. Donc, pour aller en salle 34, j’ai pris la porte à côté du pan­neau « 34»… qui est en fait la deuxième issue de la salle 35 : l’entrée de la 34 est deux mètres plus loin à droite dans l’angle. Il se trouve aus­si que les pre­miers trucs que j’ai vus étaient deux vannes d’Audrey Fleurot et que comme on la voit dans 20 % des pubs et 70 % des bandes annonces ces temps-ci, je me suis pas tout de suite dit « ah merde, ça c’est un autre film com­men­cé depuis dix minutes ». Et comme le mon­tage de ce pas­sage était plu­tôt haché, j’ai vrai­ment cru que c’était une bande-annonce, et le temps de me dire qu’elle était super longue, j’étais assis et il était trop tard pour retour­ner voir le film pré­vu.

Du coup, je suis conscient de pas être dans le cœur de cible de ce film, même s’il se déroule dans un uni­vers qui res­semble beau­coup trop au mien.

C’est donc une his­toire de tren­te­naires céli­ba­taires qui s’envoient en l’air en se balan­çant des vannes.

C’est tout ?

Ben oui, gros­so modo.

Oh, bien sûr, elles rêvent toutes de se caser, mais comme dit l’une d’elles, à force, elles savent dra­guer, rou­ler des pelles et s’envoyer en l’air, mais construire une rela­tion, elles ont oublié depuis long­temps com­ment on fait.

Du coup, c’est plu­tôt bien joué, rem­pli de dia­logues acerbes à sou­hait, mais au final ça vous fera juste détes­ter ces connasses sans cœur ni cer­veau, irres­pon­sables et égo­cen­triques, qui vieilli­ront et crè­ve­ront seules et déses­pé­rées s’il y a une once de jus­tice en ce monde.