Real

de Kiyoshi Kurosawa, 2012, *

Ça commence bien, entre science-fiction, portraits psychologiques et évocation poétique. C’est joli, original et émouvant, même si on sent assez vite le renversement du milieu.

Et puis, arrive la dernière demi-heure. Celle où Kurosawa oublie complètement son film pour se concentrer sur une espèce de gloubi-boulga psychanalytique avec des tonnes de symbolisme à deux balles sur l’amour, la mort et la culpabilité. Ce moment où ce qui représentait la quête de l’être aimé et la complicité d’un couple devient symbole freudien de la mort, et où on se concentre là-dessus pendant vingt minutes avec des rebondissements garantis 100 % artificiels et où on oublie complètement qu’on racontait une histoire.

Et ça, ça fout totalement en l’air ce qui aurait pu être un beau moment de cinéma.