Springbreakers

néant tape-à-l’œil de Harmony Korine, 2012

On rate tou­jours un détail. Par exemple, Harmony Korine, incon­nu au bataillon à pre­mière vue, était en fait le scé­na­riste de l’épouvantable Ken park.

Et bien figu­rez-vous que l’insupportable nar­ra­tion achrone, le sty­lisme exces­sif à base d’allers-et-retours inces­sants et l’absence totale de fond n’étaient pas dus qu’au réa­li­sa­teur : on les retrouve ici. Et comme cette fois, on a embau­ché des acteurs hol­ly­woo­diens rela­ti­ve­ment en vue, on va pas les faire cou­cher ensemble, donc y’a même pas une scène vague­ment por­no pour réveiller le spec­ta­teur ; on a donc fou­tu à tout bout de champ une sorte de « musique » unaire (com­prendre : encore plus pauvre qu’un rythme binaire) char­gée de vous empê­cher de dor­mir.

Bref, à fuir.