Martha Marcy May Marlene

de Sean Durkin, 2011, ***

Peut-on réellement réintégrer la vie humaine quand, pendant deux ans, on a vécu cloîtré sous l’emprise du dirigeant d’une communauté autonome ? C’est tout le problème de Martha, qui a fui et s’est réfugiée chez sa sœur et son beau-frère.

Voilà donc un tas de confrontations : entre Martha et son entourage, entre les conventions sociales de la communauté et celle de la société ordinaire, entre les névroses des uns et celles des autres, entre ascétisme et abondance…

Martha Marcy May Marlene est assez complexe (Martha elle-même ne sait pas toujours si les images qui lui viennent sont des souvenirs ou des fantasmes), souvent lent aussi, parfois drôle, souvent triste et nostalgique. C’est très bien joué, joliment photographié, et ça sonne aussi assez juste.

Mais quelques heures après, il n’en reste pas grand-chose, sinon une impression paradoxalement plutôt désespérée et l’excellente prestation d’Elizabeth Olsen.