La colline aux coquelicots

de Gorō Miyazaki, 2011, ***

En 1963, deux lycéens se rapprochent en rédigeant le journal du club des élèves, notamment en défendant le local de celui-ci, une vieille bâtisse baptisée « quartier latin ». Pas de bol, le père de l’une s’avère être également celui qui a déposé l’autre chez ses parents adoptifs…

Il y a un truc que je trouve décevant dans les dernières productions Ghibli, c’est leur unicité de lecture. Des œuvres comme Princesse Mononoke, Le voyage de Chihiro ou même Mon voisin Totoro avaient des scenarii complexes, que l’on pouvait apprécier comme distraction amusante pour enfants ou comme poésie symbolique pour adultes. On ne retrouve plus cela depuis que les scénaristes du studio recyclent des histoires pour ados (ici, un manga des années 80) : La colline aux coquelicots est désespérément ancré dans la réalité, sans pour autant être réellement crédible — le retournement final est cousu d’un fil blanc de la taille des câbles de remorquage du Bourbon.

Du coup, bon, c’est très sympa, ça tourne bien, c’est hautement distrayant, mais voilà : ça n’émeut pas et ça manque de poésie.