Le chat potté

de Chris Miller, 2011, ***

Le chat pot­té est une « pré­quelle » de la série des Shrek, cen­trée sur l’his­toire du chat voci­fé­rant, agres­sif, vani­teux et par moments tel­le­ment meu­gnon appa­ru dans Shrek 2. C’est conforme à ce qu’on attend habi­tuel­le­ment de Dreamworks en matière d’a­ni­ma­tion : irré­pro­chable. C’est hélas moins conforme à ce qu’on attend habi­tuel­le­ment de Dreamworks en matière de scé­na­rio… La fan­tai­sie, l’i­ma­gi­na­tion, les délires chan­geants en per­ma­nence laissent la place à une simple et pré­vi­sible his­toire d’a­mi­tié tra­hie, avec une espionne aux pattes de velours certes très réus­sie, mais aus­si très habi­tuelle dans le genre.

Dire que c’est mau­vais, grand Dieux, non. Mais j’a­vais pris l’ha­bi­tude d’at­tendre beau­coup de Dreamworks ; or, en dehors du très réus­si Dragons, je dois dire que leurs der­nières pro­duc­tion sont un ton en des­sous de ce qui les a fait connaître, plus enfan­tin au pre­mier niveau de lec­ture, le deuxième niveau étant moins bien inté­gré que d’habitude.

Au final, c’est très recom­man­dable, mais ça fait l’ef­fet d’un gosse qui avait 20 de moyenne au pre­mier semestre quand il vous ramène un bul­le­tin rem­pli de 12 et de 14…