Cars 2

de Brad Lewis et John Lasseter, 2011, **

Euh… Ah ? Ben, okay alors… -_-‘

Oups, on me dit que c’est un peu léger comme argumentation.

Vous le savez, une série comique doit se renouveler pour avancer. Se re-créer à chaque épisode. Ne pas se contenter de reprendre à l’identique (problème de Kung-fu panda), ne pas partir totalement en couille non plus.

C’est le problème de Cars 2. John et Brad ont choisi un axe bizarre dès le départ : quitter l’univers du film initiatique pour s’orienter vers la pure parodie, et ce en parodiant autant Cars (de John Lasseter, 2006) que les films d’espionnage à la James Bond. Cohérence ? Oh ben non alors, pour quoi faire ?

Ça pourrait passer s’il y avait une vraie invention ; mais on ne fait ici que repomper. On retrouve les gags vus et revus sur le péquenot de service (ce bon vieux dépanneur) lâché dans la haute société et qui sera bien sûr le héros à la fin, on retrouve les clichés sur les patrons richissimes qui ne reculent devant rien, sur le grand méchant anonyme qui fait rien qu’à faire le méchant dans l’ombre et dont on se demande qui ça peut bien être et que le crétin va démasquer au moment opportun…

On me dira que c’était pareil dans le premier Cars, copie des films initiatiques sur le jeune branché qui débarque dans un coin paumé, contraint d’y fréquenter les péquenots qu’il a toujours méprisés pour y retrouver finalement les vraies valeurs. Certes. Mais la différence, c’est que Cars réinventait tout, avec une originalité et une imagination indéniables, et devenait une vraie vision métaphorique de notre univers, alors que Cars 2 ne fait que reprendre des films d’action qui n’avaient eux-mêmes rigoureusement rien de réel. Du coup, c’est une parodie de fantasme, une métaphore de virtuel, bref, du rien.

La réalisation étant irréprochable, certains dialogues très bien vus et certains passages réellement marrants (le duo Jeep-Kombi reste impayable), on ne va pas pleurer et on passe plutôt un agréable moment. Mais le problème, c’est qu’après le premier Cars, « agréable moment », ça veut aussi dire putain de déception.

Mise à jour le 7 août : au passage, quoiqu’en dise la distribution, notez que comme pour un James Bond, certaines scènes à suspense peuvent être un peu angoissantes pour certains publics. Autrement dit : Cars 2 N’EST PAS un film pour enfants.