Sortilège

de Daniel Barntz, 2011, **

Vous mettez Shrek, La belle et la bête et Sexe intentions dans un bocal. Vous secouez bien. Vous servez froid, avec une bonne dose de romantisme à deux balles.

Est-ce mauvais ? Non. Y’a même des choses agréables, comme l’excellent maquillage d’Alex Pettifer (vachement mieux en bête qu’en beau, soit dit en passant), les clins d’œil à How I met your mother (à travers un personnage aveugle, joué par Neil Patrick Harris, qui pique quelques répliques à Barney Stinson) et à Six pieds sous terre (quand le fils dit au père, joué par Peter Krause, qu’il a une maladie du cerveau), le dynamitage de l’image de Mary-Kate Olsen en sorcière gothique, et bien sûr le sourire en balançoire de Vanessa Hudgens.

Il y a aussi des tentatives de belles choses sur le plan psychologique, à travers les rapports très freudiens aux pères, l’apprentissage de la modestie, la trahison d’une main tendue et même l’immigration et la séparation.

Mais tout cela reste survolé, les rebondissements sont trop prévisibles, et le end trop happy pour qu’on puisse vraiment adhérer. C’est donc passable, mais franchement, on doit pouvoir trouver mieux.