Vertige

de Abel Ferry, 2008, **

Si vous connais­sez le prin­cipe du groupe de potes pré-tren­te­naires (avec deux fâchés quand même) qui partent dans un coin pau­mé et dis­pa­raissent les uns après les autres, vous ris­quez une petite impres­sion de déjà-vu. Faut dire que c’est très ordi­naire en dehors de la prin­ci­pale ori­gi­na­li­té du film : un début tout en acro­pho­bie à base de via fer­ra­ta. Avec, au pas­sage, un truc super rare dans les films d’altitude : un acteur, Nicolas Giraud, qui a dû faire un peu de varappe avant de tour­ner, pasqu’il a des mou­ve­ments de grim­peur, c’est cool — après, il est un peu dom­mage que le scé­na­riste n’ait pas pris la même pré­cau­tion parce que niveau docu­men­ta­tion c’est assez risible.

L’avantage tout de même, c’est que le film est plu­tôt ner­veux, le réa­li­sa­teur n’ayant pas jugé utile de rajou­ter dix minutes pour arri­ver à l’habituelle heure et demie. 1 h 20, ça per­met un bon petit mon­tage bien fichu, même si bon, ça manque un peu de tenants de temps en temps (quant aux abou­tis­sants, on les devine très rapi­de­ment).

Au glo­bal, ça se laisse donc regar­der, sans cas­ser trois pattes à un canard.