Get him to the Greek

de Nicholas Stoller, 2010, ****

(Distribué en France sous le titre American trip, mais tant qu’à avoir un titre étranger, autant utiliser le bon.)

Un obèse bossant dans une boîte de production musicale est chargé d’escorter une rock-star britannique jusqu’au Greek theater de Los Angeles.

Le point de départ est donc ultra-simple, et nous voilà partis pour une comédie rock’n’roll américaine qui pourrait tout à fait être anglaise. C’est donc pas toujours très fin, mais mine de rien certaines scènes plus sérieuses reviennent à une sobriété¹ de bon aloi pour interroger les convictions, les relations humaines et plus particulièrement sentimentales, la fidélité, l’importance du boulot et le danger de la surestimer, tout ça.

Et puis, il y a ces personnages, en particulier Aldous Snow, mélange de Jim Morrisson, de Kurt Cobain et de Michael Jackson, imprévisible, capricieux et puéril, et Aaron Green, tout aussi enfantin par des aspects totalement différents. Et les douze mille clins d’œil dispersés çà et là, avec la participation de tonnes de vrais musiciens — dont une remarquable prestation de Lars Ulrich, batteur de Metallica, jouant le nouvel amant de la Courtney Love d’Aldous Snow.

Au global, c’est bien barré, souvent un peu lourd, mais pas aussi con et plus humain qu’il n’y paraît à première vue. Ajoutons une excellente bande-son (y compris dans l’excellemment merdique, avec African child (trapped in me), parodie des nombreuses sous-merdes caritatives à caractère plus ou moins musical entendues par-ci, par là), et on obtient deux petites heures plutôt sympa.

¹ Rock’n’roll <-> sobriété, jeu de mots, toussa. Merci de faire semblant de sourire. ^^