When you’re strange

de Tom DiCillo, 2009, ***

Documentaire sur la carrière météorique des Doors, groupe de rock bizarre de la fin des années 60. Beaucoup d’images d’archives à la qualité inégale, des extraits plus soignés de HWY : an American pastoral (DiCillo a remis la main sur les bobines 35 mm d’origine). Un parti pris intéressant, poussant autant Krieger et Densmore que les « stars » Manzarek et Morrison et n’oubliant pas de souligner leur importance, mais globalement fort peu d’infos qu’un fan de base des Doors ne saurait pas déjà, et une construction autrement moins rythmée que l’excellent Les Doors d’Oliver Stone.

Finalement, plutôt agréable, la musique est forcément bonne (avec des extraits de versions alternatives de The end, parfois assez éloignés de l’emblématique morceau célébré par Coppola), mais il manque un petit quelque chose pour dépasser le documentaire d’Arte, vous savez, le truc qui intéresse les gens intéressés et laisse les autres froids comme la truffe d’un chien bien portant…