Planète 51

de Jorge Blanco, 2009, **

Chuck est un astro­naute. Il doit être le pre­mier explo­ra­teur humain d’un monde vierge, et sa mis­sion est simple : atter­rir, décou­vrir quelques heures, ren­trer. Le pro­blème, c’est que le Rover qui l’a pré­cé­dé, par­fai­te­ment pro­gram­mé pour détec­ter les carac­té­ris­tiques de la pla­nète, n’a pas été pré­vu pour signa­ler qu’elle est… habi­tée, par des autoch­tones en pleine révo­lu­tion des télé­com­mu­ni­ca­tions (l’équivalent des années 50) qui découvrent avec pas­sion les équi­va­lents locaux de La guerre des mondes. L’armée veut s’emparer de lui, les citoyens en ont peur, mais une bande d’ados etc., je vous laisse faire la suite, j’ai la flemme et vous avez vu E.T..

L’originalité ? Euh… Laissez-moi réflé­chir… Ah si, le film est écrit du point de vue des autoch­tones et c’est l’humain qui enva­hit. Autre chose ? Non.

Pour les ama­teurs de clins d’œil, c’est un fes­ti­val. 2001, l’odyssée de l’espace, Alien, le hui­tième pas­sa­ger (en gag récur­rent assez réus­si), Wall.E, La porte des étoiles, La guerre des mondes, Retour vers le futur 2, Terminator, La guerre des étoiles, L’étoffe des héros, je connais pas assez cet uni­vers mais je suis bien cer­tain qu’il y a eu du Star trek quelque part et je suis presque éton­né de pas avoir vu du Space cow­boys tel­le­ment Planète 51 bouffe à tous les rate­liers. J’aime voir quelques réfé­rences dis­crètes dans un film, mais elle ne sont pas cen­sées rem­pla­cer le scé­na­rio…

Même remarque, d’ailleurs, pour les idées lou­foques. Quand il pleut, il tombe des cailloux, okay, euh, pour­quoi ? Ça apporte quoi ? Les voi­tures et les seaux d’eau flottent. D’accord, mais ça apporte quoi ?

Bon, ces­sons de râler : le rythme est cor­rect, le film est bien mené, l’animation est impec­cable et aus­si navrant soit le scé­na­rio, il a l’avantage de ne pas fati­guer le cer­veau outre mesure. Du coup, on peut pas dire que ce soit désa­gréable, c’est juste creux au point qu’on se dit que ça a dû être rem­pli avec une pompe à vide.

PS : je viens de voir que La Croix a appré­cié ce « joli » film « jamais vul­gaire ni violent ». Effectivement, un film où la seule consé­quence d’une lobo­to­mie est de se répandre du thé sur les genoux, on peut pas dire que ce soit violent…