Humpday

de Lynn Shelton, 2009, ***

Ben, marié et casé, voit brus­que­ment débar­quer Andrew, ami de longue date per­du de vue qui a sui­vi la route de Kerouac et Lavilliers. Le soir sui­vant, il se retrouvent dans un groupe aux mœurs plu­tôt libé­rées dont les membres comptent par­ti­ci­per à un fes­ti­val de films por­no ama­teurs. Après quelques joints et autant de litres d’alcool, les voi­là pris par un pro­jet : il vont faire un film dans lequel ils cou­che­ront ensemble — deux hété­ros s’envoyant en l’air, c’est pas du por­no, c’est de l’art, vous pou­vez pas com­prendre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est par­ti­cu­lier. On est presque sur­pris que Lynn Shelton soit amé­ri­caine, tant son film trans­pire d’une patte bri­tan­nique à l’extrême — vous vous sou­ve­nez du Grand jeu ? Les dia­logues sont sou­vent hila­rants, par­fai­te­ment ser­vis par des acteurs en grande forme, les situa­tions com­plè­te­ment bar­rées sont par­fois pré­vi­sibles mais fonc­tionnent tout de même, et on ne regret­te­ra que la perte de rythme dans les dix der­nières minutes. Pour le reste, c’est un excellent moyen de se mar­rer pen­dant une heure et demie — sans trop se creu­ser le chou, il est vrai.