Story of Jen

de François Rotger, 2009, ***

Ça commence comme un film intimiste sur le deuil, les relations mère-fille dans un cadre un peu compliqué (le père vient de se suicider, et la mère n’a qu’une quinzaine d’années d’écart avec sa fille), la vie d’une famille francophone au Canada anglophone, l’adolescence désabusée d’une gamine peut-être pas assez futile pour son âge ou encore les premiers émois sentimentaux. Et cette première heure est particulièrement réussie, souvent contemplative, lente, mais d’une ambiance solide et glauque à souhait.

Ensuite, ça part en couille, avec d’un côté une chasse à l’homme dans un parc national canadien et de l’autre la répétition d’un drame familial… Cette deuxième partie est fouillis, parfois mal fichue, avec des ruptures de rythme malvenues qui cassent l’ambiance.

Au final, c’est donc pas désagréable, mais la déception de la seconde partie abîme sérieusement ce qui aurait pu être un petit bijou.