Peter et Elliott le dragon

de David Lowery, 2016, ***

Une forêt, un enfant sau­vage, une gen­tille garde fores­tière, un méchant bûche­ron et un dra­gon Cetelem : tels sont les ingré­dients de ce conte fami­lial. L’histoire elle-même est assez simple et linéaire, mais la bonne ges­tion du rythme, quelques dia­logues sym­pas et des effets spé­ciaux réus­sis en font un ensemble entraî­nant. Il faut savoir mettre de côté son esprit cri­tique devant cer­taines absur­di­tés et une poi­gnée de scènes qui en font un peu trop dans le sen­ti­men­tal, mais la seule vraie faute de goût est de pré­sen­ter le loup comme un pré­da­teur qui va immé­dia­te­ment se jeter sur tout enfant iso­lé (his­to­ri­que­ment, les loups ont atta­qué à peine plus de gens que les dragons).

Elliott est surtout un très gros clébard, aussi subtil qu'un golden retriever quand il s'agit de promener un bâton. - photo Walt Disney
Elliott est sur­tout un très gros clé­bard, aus­si sub­til qu’un gol­den retrie­ver quand il s’a­git de pro­me­ner un bâton. — pho­to Walt Disney

Dans l’en­semble, rien de bou­le­ver­sant donc, mais un petit film grand public hon­nête et dis­trayant, qui plai­ra sans doute aux enfants et n’en­nuie­ra pas leurs accompagnateurs.