Inglourious basterds

de Quentin Tarantino, 2009, ****

Pas grand-chose à dire. Vous vous sou­ve­nez de mon bla­bla sur Kill Bill ? Eh bien Quentin conti­nue sur la même voie. Cette fois-ci, l’hommage est ren­du notam­ment au film de guerre amé­ri­cain, à la comé­die fran­çaise, au drame sen­ti­men­tal, au film d’espionnage et au polar. Et, bien sûr, au wes­tern, spa­ghet­ti de pré­fé­rence, omni­pré­sent dans l’œuvre de Quentin, avec comme d’habitude les resu­cées les plus sur­pre­nantes d’Ennio Morricone, régu­liè­re­ment plan­qué au milieu de mor­ceaux n’ayant a prio­ri rien à voir.

Le film lui-même est déli­rant, gran­diose, gran­di­lo­quent par­fois, repre­nant astu­cieu­se­ment des tom­be­reaux de cli­chés pour mieux les détour­ner (ou pas), la réa­li­sa­tion est irré­pro­chable, les acteurs impec­cables — comme beau­coup de films de Tarantino, c’est une décla­ra­tion d’amour envers les acteurs en par­ti­cu­lier autant qu’envers le ciné­ma en géné­ral…

Choquant, obs­cène, com­plai­sant, mal­sain, lou­foque, hila­rant, Inglourious bas­terds place éga­le­ment quelques piques plu­tôt plai­santes, est agréa­ble­ment tour­né en quatre langues dif­fé­ren­tes¹, et s’avère fina­le­ment assez fin — très exac­te­ment assez trop, pour­rait-on dire.

¹ Comme quoi, il est pos­sible de faire un film où tout le monde ne parle pas anglais…