Athos — au cœur de la patrouille de France

de Mathieu Giombini, 2026, ***

La pre­mière fois où j’ai vu la patrouille acro­ba­tique de France (PAF pour les jar­gon­neux du cru, plus connue du grand public sous le rac­cour­ci « patrouille de France »), c’é­tait à Hyères en 2010. J’avais trou­vé ça joli mais un peu long et mono­tone, cer­tai­ne­ment pas aus­si impres­sion­nant que la démo des Hornet de la VFA-105, pas aus­si remar­quable que celle du Harrier de la 9e esca­drille, ou pour res­ter Français pas aus­si dyna­mique que celle du Rafale Solo Display, pas aus­si poin­tu que celle des Super Étendard1 ni aus­si élé­gant que celle du Corsair. D’autres spec­ta­teurs m’a­vaient dit des trucs du style « mouais, c’est pas ouf, la pré­sen­ta­tion de la Guyot », com­men­taires évi­dem­ment jus­ti­fiés par des consi­dé­ra­tions pure­ment tech­niques et abso­lu­ment pas par le fait que c’é­tait la pre­mière fois que la per­sonne qui com­man­dait la patrouille n’a­vait pas de chro­mo­some Y.

Premier passage de la PAF au meeting de Hyères 2010
Ma pre­mière pho­to de la PAF en vol avec les fumi­gènes tri­co­lores, le 13 juin 2010 à Hyères (cen­te­naire de l’Aéronautique navale). — pho­to Franck Mée

Les années sui­vantes, j’ai beau­coup revu la PAF. Et il y a eu des années plus dyna­miques, d’autres plus molles, des pré­sen­ta­tions par beau temps, des pré­sen­ta­tions par mau­vais temps, une pré­sen­ta­tion adap­tée aux mon­tagnes envi­ron­nantes, et fran­che­ment, j’ai vite pris le pli : la démo de la PAF, c’est le bon moment pour chan­ger la bat­te­rie de l’ap­pa­reil pho­to, aller au stand de sand­wichs ou de bur­gers le plus proche (il est désert à ce moment-là), filer à la librai­rie saluer les potes qui dédi­cacent… Ça n’a­vait rien à voir avec Guyot ou son dou­blon de chro­mo­somes X : la « for­mule PAF », avec son indé­bou­lon­nable « ruban » où on passe patiem­ment en revue les trente-douze for­ma­tions incon­tour­nables que le public attend, sui­vi pour ceux qui sont encore éveillés d’une phase plus variée mais elle aus­si minée de figures incon­tour­nables qui pour cer­taines demandent une longue mise en place (on fait pas un cœur à 6 ou 8 avions comme ça hop au débot­té), bah c’est tou­jours un peu la même chose.

Cette intro­duc­tion un peu longue pour dire que je suis pas un fan abso­lu de la PAF, qui fait la pré­sen­ta­tion la moins inté­res­sante de toutes les armées fran­çaises. J’échange sans hési­ter une démo paral­lèle de l’EVAA2 contre dix démos de la PAF. De plus, dès qu’il est ques­tion de celle-ci, j’ai dans la tête un petit car­ton de Loto des conne­ries qu’on entend à chaque com­men­taire, genre « le sum­mum du pilo­tage », « les meilleurs pilotes du monde », « des tra­jec­toires mil­li­mé­trées », « le som­met de la vol­tige aérienne », « quelques cen­ti­mètres les uns des autres », et je passe le temps en cochant men­ta­le­ment les cases et en criant « quine » ou « car­ton plein » in petto.

Donc je par­tais pas « ven­du » pour le film, même si des cama­rades (notam­ment pho­to­graphes) m’ont dit qu’il était sublime.

Commençons donc par là : est-ce que c’est beau ?

Caméra embarquée montrant le leader en gros plan, en vol dos au-dessus de la mer
Même les vues embar­quées ont une qua­li­té d’i­mage et un éta­lon­nage qu’on avait pas il y a quinze ans sans une camé­ra 35 mm. — pho­to Pathé Live

Oui.

Mathieu Giombini a fait un bou­lot magni­fique. Les prises de vue au sol sont tout à fait hon­nêtes, avec des détails éton­nants (faites gaffe à la forme des reflets dans les yeux des pilotes lors des inter­views face camé­ra). Et dès que ça vole, c’est ahu­ris­sant. Vous vous sou­ve­nez de la claque que vous avez prise en voyant les images des Chevaliers du ciel ? Bah là, on est au même niveau de beau­té, sauf que c’est un docu­men­taire. Pour un plan où les plus maniaques note­ront une mise au point per­fec­tible, il y en a dix où même les pires pinailleurs res­te­ront sur le cul. On a énor­mé­ment d’i­mages « air to air », déjà inha­bi­tuelles quand on montre des for­ma­tions en pleine séance de vol­tige, mais en plus avec une qua­li­té remar­quable. Qu’on soit devant le mont Ventoux ou à Solenzara, dans un aéro­nef d’ac­com­pa­gne­ment ou dans les Alphajet eux-mêmes, toutes les images sont vrai­ment réus­sies. Giombini a aus­si sau­pou­dré son docu­men­taire de clins d’œil à cer­tains films de fic­tion aéro­nau­tique très appré­ciés des ama­teurs (notam­ment un vieux Tony Scott oublié), ce qui est tou­jours bienvenu.

J’ai juste un petit regret, et vrai­ment là c’est pour gagner mes galons de maré­chal dans l’ar­mée des pinailleurs : il y a une paire de plans coupes mal mon­tés, où on a des gros plans d’a­vions volets sor­tis alors qu’ils sont en lisse dans les plans pré­cé­dent et sui­vant. C’est pas très grave, j’i­ma­gine que ces gros plans ont dû être réa­li­sés depuis un appa­reil rela­ti­ve­ment lent (je mets une pièce sur le Bronco mon­ti­lien, plate-forme pré­fé­rée d’un bon paquet de pho­to­graphes) et que du coup les Alphajet avaient sor­ti les volets pour évi­ter que les moi­gnons qui leur servent d’ailes décrochent, et je pense qu’on est douze en France à pou­voir être gênés par un détail de ce niveau.

Mais un docu­men­taire, ce n’est pas que des images, aus­si belles soient-elles — sinon, ça s’ap­pelle un dia­po­ra­ma. Dans un docu­men­taire, on pré­sente, on explique, on narre. Et c’est clai­re­ment là que le bilan est plus mitigé.

La responsable du chargement de l'A400M qui accompagne la PAF
Y’a des métiers qui consistent à bou­ger des palettes toute la jour­née pour assu­rer à la fois le bon équi­libre d’un A400M et la dis­po­ni­bi­li­té de tout ce dont quel­qu’un pour­rait avoir besoin pour faire voler les Alphajet. — pho­to Pathé Live

Le bon côté, c’est que Giombini s’est vrai­ment atta­ché aux humains. Pilotes, pétafs, logis­ti­ciens, on voit bien toute la foule en com­bi­nai­son verte mobi­li­sée pour que les neuf habillés d’a­zur fassent des ronds dans le ciel. Le film est cen­tré sur les pilotes de la PAF, mais pré­sente aus­si leur entou­rage et notam­ment leurs rela­tions avec leurs méca­nos. Il détaille aus­si tout le pro­ces­sus qui per­met d’in­té­grer les nou­veaux venus (la PAF est une des rares patrouilles acro­ba­tiques dont le per­son­nel tourne tous les ans, par tiers), de pré­pa­rer un pro­gramme en répé­tant des figures, puis en les assem­blant, ain­si que les étapes mar­quantes du par­cours, qui dure envi­ron six mois quand tout va bien.

L’autre bon côté, c’est qu’il parle aus­si de ce qui se passe quand tout ne va pas bien. On évoque à plu­sieurs reprises les consé­quences psy­cho­lo­giques, phy­sio­lo­giques et tech­niques de la col­li­sion du 25 mars 2025, qui a coû­té trois cra­vates à Martin-Baker3. Soit dit en pas­sant, j’a­vais regar­dé des dizaines de vidéos sous à peu près tous les angles, mais le film pré­sente sans doute les images les plus claires que j’ai vues. Les per­sonnes concer­nées (c’est-à-dire tout le monde, de l’ob­ser­va­teur du point cen­tral au res­pon­sable de la base de Salon en pas­sant par les éjec­tés et leurs équi­piers) expliquent com­ment ils l’ont vécu, sou­vent à la façon habi­tuelle des avia­teurs : on com­mence par le dérou­lé des faits, et ensuite seule­ment on passe au res­sen­ti — de la peur d’a­voir per­du des potes à l’in­com­pré­hen­sion de ce qui vient d’ar­ri­ver en pas­sant par la néces­si­té de se recon­cen­trer pour se poser sans casse supplémentaire.

On évoque aus­si des points aux­quels on ne pense pas spon­ta­né­ment, comme l’ef­fet psy­cho­lo­gique de « cas­ser le rythme » quand, lit­té­ra­le­ment du jour au len­de­main, on reste tous au sol le temps d’é­car­ter l’hy­po­thèse d’un pro­blème tech­nique qui pour­rait se repro­duire. On voit enfin, quelques semaines après la reprise des vols, le choc que cela fait quand un pilote inter­rompt une répé­ti­tion après un inci­dent sans gra­vi­té. Il le dit en plai­san­tant, mais quand le lea­der lâche « quand j’ai enten­du “on arrête”, j’ai jeté un œil en bas à droite pour voir s’il y avait des flammes », on sent que ça l’a vrai­ment marqué.

Le leader passe devant son avion, le visage fermé
C’est pas que je sois ten­du, c’est que j’ai rame­né une patrouille de six y’a pas long­temps et j’ai­me­rais que ce soit pas le der­nier sou­ve­nir de la PAF. — pho­to Pathé Live

En revanche, on peut regret­ter le manque d’ex­pli­ca­tions sur cer­tains trucs. Juste après l’ac­ci­dent, on nous dit que les Athos 2 et 8 se sont per­cu­tés. Mais comme à aucun moment on n’a expli­qué les posi­tions dans la for­ma­tion, le spec­ta­teur qui n’est pas expert de la PAF n’a aucune idée de ce que ça veut dire. Bien sûr, on a eu l’i­mage, mais si on n’a pas l’ha­bi­tude de suivre des avions en patrouille, on ne voit pas ce qu’il se passe au pre­mier coup d’œil. C’est d’au­tant plus dom­mage qu’à côté de ça, cer­tains trucs sont très bien expli­qués : je pense que même sans rien y connaître, on com­pren­dra par­fai­te­ment pour­quoi le pilote d’Athos 8 a été beau­coup plus sérieu­se­ment bles­sé que les deux autres éjectés.

Et puis, évi­dem­ment, il faut être conscient qu’Athos — au cœur de la patrouille de France n’est pas un docu­men­taire neutre. Il a été réa­li­sé avec le concours exprès de l’Armée de l’Air et de l’Espace, et la moindre vir­gule a été vali­dée par son ser­vice de com­mu­ni­ca­tion. Quand les pilotes expliquent qu’ils ont contac­té les anciens pour échan­ger sur l’ac­ci­dent avec des gens qui avaient déjà vécu ça, on ne vous pré­sen­te­ra évi­dem­ment pas les acci­dents pré­cé­dents. Quand le lea­der craint la fin de la PAF, on n’ex­pli­que­ra pas que c’est un vrai sujet, les Alphajet étant en fin de vie et l’AAE n’ayant aucun appa­reil sus­cep­tible de le rem­pla­cer. La PAF est une arme de pro­pa­gande ; c’est même la prin­ci­pale arme de pro­pa­gande de l’ar­mée fran­çaise, ex æquo avec le 14 juillet (qu’elle ouvre tra­di­tion­nel­le­ment). Un film réa­li­sé sur elle, avec elle, pour elle a évi­dem­ment lui aus­si un côté pro­pa­gan­diste. Répétons-le : ceci n’est pas un reproche, c’est nor­mal et natu­rel, c’est un effet inévi­table du contexte dans lequel cette œuvre a été réa­li­sée. On ne peut pas en même temps louer la beau­té des images et cri­ti­quer l’as­pect publi­ci­taire du film : ce sont deux faces de la même pièce. C’est du fait de la par­ti­ci­pa­tion de l’AAE que ces séquences sublimes ont été pos­sibles, c’est du fait de la par­ti­ci­pa­tion de l’AAE qu’on évite les sujets qui fâchent. Il faut juste, en tant que spec­ta­teur, en être conscient et pen­ser à ce que le docu­men­taire ne dit pas.

Les huit Alphajet en patrouille serrée, fumigènes tricolores
Oui, c’est bleu-blanc-rouge, évi­dem­ment, c’est le prin­cipe. — pho­to Pathé Live

En fait, si quelque chose est sur­pre­nant dans ce domaine, c’est pas que le film res­semble à un outil de pro­pa­gande, c’est que l’AAE ait per­mis à ses employés de par­ler aus­si lon­gue­ment et aus­si fran­che­ment de l’im­pact de l’accident.

J’en pro­fite pour une bonne pique à l’é­gard du col­lègue de Télérama, qui écrit : « Quant aux rai­sons de la col­li­sion acci­den­telle de deux Alpha Jet lors d’un entraî­ne­ment : secret défense. »

Il n’y a aucun secret défense là-dedans. Le BEA‑É4 a publié des rap­ports sur des sujets beau­coup plus sen­sibles que ça, et ça fait au moins trente ans qu’il n’y a plus un seul élé­ment de l’Alphajet sous secret défense. Mais une enquête sur un acci­dent « simple », ça prend un an5, et là, il y a huit avions impli­qués, deux détruits, des dégâts au sol, de vraies ques­tions rela­tives à la sur­vie des occu­pants, des choses qui pour­raient se pro­duire avec n’im­porte quels appa­reils, donc énor­mé­ment de para­mètres à ana­ly­ser et à décor­ti­quer. Personne, vrai­ment per­sonne qui ait une vague idée de ce qu’est un avion n’at­tend l’a­na­lyse de cet acci­dent avant la fin de l’an­née, et per­sonne ne serait vrai­ment sur­pris qu’il faille attendre 2027. Faut rien y connaître et man­quer sin­gu­liè­re­ment de curio­si­té (LE péché mor­tel pour un jour­na­liste) pour ima­gi­ner que les causes de cet acci­dent soient, à l’heure actuelle, connues et plan­quées par l’armée.

Délais de production des rapports d'enquête publiés par le BEA-É en 2025
Hasard du calen­drier, le len­de­main de la rédac­tion de cet article, le BEA‑É publiait son rap­port d’ac­ti­vi­té 2025, avec ce petit sché­ma très par­lant sur la durée moyenne d’une enquête… — sché­ma BEA‑É

J’en étais là concer­nant cette cri­tique avant de voir le film, mais une séquence de celui-ci a aggra­vé les choses : le lea­der explique posé­ment qu’im­mé­dia­te­ment après l’ac­ci­dent, il y a trois enquêtes qui démarrent, celle de la gen­dar­me­rie des trans­ports aériens, celle du BEA‑É et celle de l’ar­mée. Il faut vrai­ment pas avoir deux neu­rones (ou avoir une mau­vaise foi en béton armé) pour ne pas com­prendre que si on n’en parle pas plus, c’est que ces enquêtes sont tou­jours en cours lorsque le film sort de la salle de montage.

Bien, fin de la paren­thèse sur ce pauvre télé­ra­miste, reve­nons à Athos.

J’ai com­men­cé par les bons points, j’ai par­lé des points qui m’ont lais­sé un sen­ti­ment miti­gé, il est temps de par­ler du vrai point noir, celui qui m’a gâché cer­taines séquences : cette. putain. de. musique.

Sérieusement, y’a TOUT LE TEMPS du bruit. Y’a pas une seconde pour se repo­ser les oreilles, la musique est aus­si forte que les dia­logues, elle enva­hit toutes les scènes de vol où il n’y a pas de voix off, ça empêche vrai­ment d’en pro­fi­ter. C’est insup­por­table. J’espère que sur le Blu-Ray et en VOD, il y aura une piste audio sans musique, ça per­met­trait au film gagner direc­te­ment une étoile.

Un Alphajet à contre-jour au soleil couchant
Y’a quand même quelques plans où le bruit extra­dié­gé­tique est jus­ti­fié, comme cette vue piquée à Tony Scott. — pho­to Pathé Live

À l’heure du bilan, j’a­voue être un peu déçu. Oui, les images sont magni­fiques, oui, cer­taines séquences sont de véri­tables prouesses de prise de vue, oui, on com­prend bien qui sont ces pilotes, leur men­ta­li­té et leurs objec­tifs, oui, le pro­ces­sus qui mène la PAF d’un com­man­de­ment à un autre en inté­grant de nou­veaux pilotes, en les for­mant et en recréant un pro­gramme chaque année est par­fai­te­ment mon­tré, oui, les consé­quences d’un acci­dent grave sont pré­sen­tées sans détour. Mais cer­taines expli­ca­tions manquent pour mieux com­prendre quelques détails, les inter­views sont (sans sur­prise) très cadrées, et l’en­semble ne cherche jamais à s’é­le­ver au-des­sus de son sta­tut natu­rel de clip de recru­te­ment. Et, sur­tout, une musique aus­si sub­tile que le coup de pied au cul d’un Martin-Baker Mk 10 pour­rit les plus belles séquences. On passe donc un bon moment, on en prend plein les yeux, ça doit être encore plus beau sur un vrai grand écran (même s’il y a bien pire que la salle 6 du CGR d’Angoulême), mais il faut pen­ser aux boules Quiès.

  1. Qui res­tent les seuls avions que j’ai vus pré­sen­ter un ravi­taille­ment en vol avec une perche réel­le­ment au fond du panier, à genre 100 m de hau­teur dans les tur­bu­lences d’une belle jour­née de juin en bord de mer, ces types sont dingues.[]
  2. Équipe de vol­tige de l’Armée de l’Air.[]
  3. Premier fabri­cant de sièges éjec­tables au monde, il offre une cra­vate, un diplôme et quelques goo­dies à chaque pilote sor­ti vivant d’un avion en per­di­tion sur un de ses sièges. On a pas­sé les 7800 cra­vates.[]
  4. Bureau enquêtes acci­dents pour la sécu­ri­té de l’aé­ro­nau­tique d’État, char­gé notam­ment des évé­ne­ments concer­nant les aéro­nefs mili­taires.[]
  5. Actuellement, un seul rap­port sur les acci­dents d’aé­ro­nefs d’État de 2025 a été publié, ça a pris six mois pour le rédi­ger et le vali­der alors que c’est l’in­ci­dent le plus simple ima­gi­nable : le pilote a appuyé sur le bou­ton à côté de la com­mande qu’il visait. Et c’est pas spé­ci­fique au BEA‑É : le BEA « tout court », dédié à l’a­via­tion civile, a publié aujourd’­hui même le rap­port d’un abor­dage avion-para­pente sur­ve­nu le 21 jan­vier 2025. Grosso modo un an, c’est tout sim­ple­ment le délai incom­pres­sible pour trai­ter un évé­ne­ment pas trop com­pli­qué.[]