Les châteaux de sable

d’Olivier Jahan, 2015, ***

C’est l’histoire d’un deuil, finalement assez classique, et celle des retrouvailles d’un couple terminé brutalement, elle aussi fort classique. Pas grand-chose à signaler de prime abord dans ce gentil film pas révolutionnaire mais plutôt bien fichu, à part peut-être une direction d’acteurs aléatoire qui fait sonner certaines scènes assez faux, sans pour autant empêcher Emma de Caunes et Yannick Renier d’être absolument magiques dans certaines scènes — non, je parle pas de celles de bricolage, Renier ayant l’air aussi à l’aise avec une scie égoïne que moi avec un bébé à langer !

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Tiens, si on s’engueulait, pour changer ? Photo La Belle Company

 

Le tout pourrait être très agréable, s’il n’était un détail qui casse absolument tout : la narratrice. Les quelques monologues des personnages à travers le quatrième mur passent sans trop de problème, même si on est très loin de la qualité des interventions de House of cards ; en revanche, il n’y a rien à faire pour cette voix-off souvent mal écrite, prétentieuse et intello à crever. Il suffit de l’entendre un quart de seconde pour sortir du film, et il n’y a plus qu’à attendre patiemment qu’elle ferme sa gueule pour pouvoir se replonger dans l’œuvre qu’on est venu voir, un peu comme si un voisin de fauteuil vous commentait le film en temps réel.