Le hobbit : la bataille des cinq armées

de Peter Jackson, 2014, **

Vous vous sou­ve­nez des mes billets sur le pre­mier, puis le deuxième ? Ben pour le troi­sième, c’est pareil, sauf qu’il res­tait encore moins de scé­na­rio pour tenir 2h20. Le résul­tat devient fran­che­ment lan­guis­sant, avec des scènes de bas­ton encore plus longues et encore plus mono­tones, des rebon­dis­se­ments encore plus arti­fi­ciels et un Alfrid encore plus ridi­cule. On aurait aimé, pour la fin du voyage, une cer­taine flam­boyance et pour­quoi pas un vague souffle épique (après tout, une armée de nains, une armée d’hommes, une armée d’elfes, une armée d’orques et une armée de bes­tioles, ça pour­rait faire un putain de film). Au lieu de ça, on a Roméo et Juliette ver­sion petit sale et oreilles poin­tues, un tout-sauf-sub­til hom­mage à la légende des pas­sa­gers du Titanic dégui­sés en femmes, un ridi­cule hom­mage aux pas­sages où le sol se dérobe dans Prince of Persia, et des coups, des coups et encore des coups. Ah, et un orque qui casse la glace et sur­git hors de l’eau comme une orque atta­quant un phoque, aus­si.

Heureusement, la réa­li­sa­tion tou­jours extrê­me­ment réus­sie, la pho­to magni­fique et le mon­tage effi­cace per­mettent de rendre ce truc tout à fait regar­dable, mais on est tom­bé très, très loin de la qua­li­té du Seigneur des anneaux du même réa­li­sa­teur…