Edge of tomorrow

de Doug Liman, 2014, ***

Pour faire Edge of tomorrow, la recette est simple : prenez le concept de Source code, transposez-le dans un univers à la Étoiles, garde-à-vous ! et rejouez Le jour le plus long en long, en large et en travers, comme quand vous calez sur un niveau de Call of Duty et que vous essayez de trouver le bon tempo pour éviter tel sniper ou atteindre tel objectif en reprenant à chaque fois à la dernière sauvegarde.

Du coup, ça bouffe un peu à tous les râteliers (y compris la scène d’introduction nationalo-militariste façon Robocop), ça repose sur des ficelles connues et ça n’est pas très original, mais c’est extrêmement efficace. C’est un film de genre, qui n’a pas la prétention d’être plus que ça, mais qui remplit totalement le contrat.

À un détail près, bien sûr : idéalement, faut penser à sortir de la salle ou à arrêter la lecture deux minutes avant la fin. La dernière scène, ajoutée pour faire joli avec la délicatesse du « happy end » de la première version de Blade runner, fout tout simplement en l’air les règles de la boucle temporelle établie dans le début du film.