Dallas buyers club

de Jean-Marc Vallée, 2013, ***

Ce que le film vou­drait être : une démons­tra­tion de la noci­vi­té de la col­lu­sion entre indus­trie phar­ma­ceu­tique et auto­ri­tés sani­taires, qui poussent les médi­ca­ments ren­tables mal­gré des effets secon­daires redou­tables et refusent d’homologuer les autres, his­toire que qui­conque essaie de les dif­fu­ser soit un simple « dea­ler ». Pour cela, il n’y va pas par quatre che­mins et s’avère effi­cace sur le fond (phar­ma­ciens cyniques, méde­cins lâches ou com­plices et auto­ri­tés cor­rom­pues en prennent pour leur grade, sans pour autant ver­ser dans le « tous pour­ris » puisque d’autres essaient vrai­ment d’améliorer la vie des patients) comme sur la forme, avec une réa­li­sa­tion réus­sie, un effort pour don­ner du sens aux enchaî­ne­ments de séquences et un vrai rythme.

Ce que le film est : une hagio­gra­phie d’un « red­neck » bas de pla­fond, obsé­dé sexuel, escroc, qui traite les autres comme de la merde, se com­plet dans une homo­pho­bie crasse et se fait de la thune sur le dos de ses com­pa­gnons d’infortune.

Du coup, j’ai vrai­ment du mal à adhé­rer : même si je com­prends l’intention, le per­son­nage prin­ci­pal est juste un trop gros connard pour que j’arrive à pen­ser autre chose que « bien fait pour ta gueule ».

PS : juste pour pinailler un peu, on note­ra que le film se déroule autour de 1986. Cependant, on voit à un moment un bout d’aile carac­té­ris­tique d’Airbus série A320, dont le pre­mier exem­plaire n’a été livré qu’en 1988.