Don Jon

de Joseph Gordon-Levitt, 2013, ***

Vous vous souvenez peut-être de (500) jours ensemble, le truc qui ressemblait énormément à une comédie romantique mais qui avait toute la cruauté de la vraie vie à l’intérieur du dedans. Et bien, Don Jon, c’est exactement le contraire : à première vue, ça ressemble à du saignant qui grince, avec un sujet plutôt inhabituel (un obsédé de porno et de filles faciles rencontre une sorte de princesse fleur bleue) ; et à la fin, c’est assez précisément la comédie romantique de base, à l’exception d’un détail.

Donc voilà, ça marche pas mal, y’a quelques dialogues savoureux, la religion et la famille en prennent pour leur grade et la présentation des ressorts d’un couple dépareillé est intéressante, mais y’a aussi quelques longueurs, des passages fort prévisibles, et le scénario laisse une impression d’édulcoré.