The raid

de Gareth Evans, 2011, ***

Quand on adapte un jeu vidéo, généralement, le résultat est une immonde catastrophe. Alors, Gareth Evans s’est dit : « tiens, si j’adaptais plusieurs jeux vidéo ? »

C’est comme ça qu’est né Serbuan maut¹, qui reprend des aspects de Splinter cell (adapté d’un roman, oui, je sais), Tekken, Counter-strike et sans doute d’autres. On a ainsi des scènes d’attaque en extérieur qui se jouent snipers contre fusils d’assaut, puis de la progression en espace clos alternativement en groupes qui canardent à tout va ou en duos qui jouent à qui voit l’autre en premier, de la pénétration discrète à l’arme blanche, du combat à mains nues sous toutes ses formes (boxe thaï, catch…), du duel à la machette, etc.

L’ensemble est donc un vrai gros film d’action, avec de l’action, de l’action et encore un peu d’action. Les aspects psychologiques sont réduits à leur plus simple expression, les retournements de situation assez convenus, et la femme du héros, seul et unique personnage féminin, disparaît avant même le début du film — enfin bon, on ne va pas se plaindre d’échapper au cliché de la fliquette qui se bat comme les autres, hein.

Pour les amateurs, il est très réussi, avec un crescendo bien géré dans le rythme et le spectaculaire des combats. Il y a bien une ou deux paires de scènes qui poussent la barre un peu trop loin, mais c’est une distraction honnête.

En revanche, si vous n’êtes pas amateur du genre, cherchez bien, il doit y avoir un autre film qui vous conviendra mieux.

¹ Le comité anti-traductions foireuses rappelle que tant qu’à avoir un titre étranger, autant que ça soit le titre original.