The dictator

de Larry Charles, 2012, ***

Il y a des fois des comé­dies paro­diques dont les trois scènes mar­rantes sont dans la bande-annonce. Ce n’est pas le cas de The dic­ta­tor, qui regorge d’idées far­fe­lues et de répliques hila­rantes.

Ça n’en fait pas pour autant un grand film : Baron Cohen n’est pas Chaplin, et The dic­ta­tor n’a rien de la por­tée poé­tique de son illustre presque-homo­nyme des années 30. C’est plu­tôt une suite de gags sou­vent très grin­çants, pleins d’un mau­vais goût réjouis­sant, ridi­cu­li­sant tout à la fois dic­ta­teurs, hypo­crites poli­tiques et don­neurs de leçons alter-mon­dia­listes. C’est sou­vent très lourd, par­fois assez fin dans la lour­deur, indé­nia­ble­ment ori­gi­nal, géné­ra­le­ment drôle, mais pas « grand ».