La porte des étoiles

de Roland Emmerich, 1994, ***

Un égyp­to­logue croi­sé bou­let, Daniel, est envoyé à tra­vers un trou de ver sur une exo-pla­nète, avec une équipe de gros bras bas de pla­fond bien enten­du. Là, il découvre une civi­li­sa­tion res­tée blo­qué il y a trois mille ans, qui vit dans la crainte du retour de Ra. En fait, celui-ci n’est qu’un faux dieu qui uti­lise des tech­no­lo­gies avan­cées pour asseoir son pou­voir¹. Du coup, les gros bras lui font péter à la gueule la bom­bi­nette qu’ils avait empor­tée, et ils rentrent sur Terre, lais­sant Daniel qui s’est trou­vé une gon­zesse sur place — et ça tombe bien, puisqu’en bon égyp­to­logue il est le seul à par­ler la langue.

Le scé­na­rio a de bonnes bases pour faire plein de choses, de la psy­cho­lo­gie, des langues afro-asia­tiques, de la mytho­lo­gie à donf, et même un petit trai­té d’athéisme. Mais bon, c’est Roland Emmerich qui réa­lise, donc on va plu­tôt se conten­ter de faire de l’action à gros bras — d’ailleurs, on a Kurt Russell au géné­rique, plus connu pour ses bis­cot­tos que pour la finesse de son jeu psy­cho­lo­gique.

Du coup, c’est un film dis­trayant, par­fois mar­rant, qui a quand même vieilli (quinze ans d’évolutions des effets spé­ciaux numé­riques…), et qui risque pas de vous faire un nœud au cer­veau.

¹ Toute tech­no­lo­gie suf­fi­sam­ment avan­cée est indis­cer­nable de la magie, disait Arthur Clarke.