127 heures

de Danny Boyle, 2010, *

Bonne nou­velle : on a trou­vé l’acteur qui pour­ra jouer Ayrton Senna da Silva quand on fera un film sur lui. Sous cer­tains angles, la res­sem­blance entre James Franco, ver­sion spor­tif mal rasé, et lui est en effet trou­blante.

Mauvaise nou­velle : c’est le seul bon point de ce clip. Oui, clip, pas film : mon­tage épi­lep­tique illi­sible, fun façon je suis djeuns et bran­ché et je m’éclate sur Youtube, musique de merde enva­his­sante et effets sur-ven­dus tota­le­ment arti­fi­ciels, on se croi­rait dans le DVD d’un groupe cali­for­nien. Même le côté mer­dasse publi­ci­taire est bien pré­sent, avec un pla­ce­ment pro­duits sou­vent très visible (Canon et le groupe Coca-Cola en par­ti­cu­lier, Petzl plus ponc­tuel­le­ment).

Ajoutons une tra­duc­tion com­plè­te­ment à côté de ses pompes (Scooby-Doo, c’est le chien débile héros d’une série ani­mée, ça ne se tra­duit donc pas par « scou­bi­dou»…) et des lon­gueurs un peu trop sen­sibles entre les pas­sages ani­més, sau­pou­drons d’un per­son­nage prin­ci­pal tel­le­ment sym­pa que, au fond, il peut bien y cre­ver, sous son rocher, ça nous déran­ge­ra pas plus que ça… Oui, au total, on s’ennuie quand même pas mal.

Ah, et puis, si j’ai bien com­pris la morale gnan­gnan de l’histoire, faut s’intéresser aux autres même si on se prend pour un héros. Faudra alors m’expliquer pour­quoi le film fait exac­te­ment pareil avec ses per­son­nages secon­daires, tota­le­ment zap­pés sitôt uti­li­sés.

Reste cepen­dant une scène vrai­ment admi­rable : le décou­page, en par­ti­cu­lier au pas­sage de l’innervation prin­ci­pale de la main. Dommage d’attendre une heure pour ça.

Encore un comme ça, et je bla­ck­liste Danny Boyle.