The expendables

de Sylvester Stallone, 2010, ***

Austin, Couture, Li, Lundgren, Rourke, Schwarzenegger, Stallone, Statham, Willis. Ah oui, y’a du muscle… C’est sans doute la plus belle bro­chette de bad ass réunies depuis Les douze salo­pards, et le com­man­do réuni par Tarantino l’an pas­sé paraît bien fai­blard en com­pa­rai­son. Là, niveau tour de bras (et ico­no­gra­phie Harley-Davidson), les membres du Club de Litteul Kevin sont écra­sés…

Alors, cha­cun fait un peu son numé­ro : c’est un film de vieux cabots heu­reux de se retrou­ver. Chacun joue avec ses habi­tudes… et ses tra­vers pas­sés, on ima­gi­ne­ra volon­tiers que les vannes qui fusent entre Ross, Yang et Jensen peuvent avoir traî­né entre Stallone, Li et Lundgren ; cet aspect-là est sou­vent très mar­rant et, pour ceux qui comme moi ont vu pas mal de films d’action amé­ri­cains ces vingt der­nières années, ça donne un peu l’impression de retrou­ver une bande de vieux potes pour s’en jeter un après le bureau.

L’histoire, elle, n’est au fond qu’un pré­texte pour per­mettre ces joyeuses retrou­vailles. Du coup, le scé­na­riste n’est cer­tai­ne­ment pas celui de l’équipe qui a tou­ché le plus gros salaire, ou alors c’est injuste. En gros : une troupe de mer­ce­naires bien tei­gneux est envoyée par la CIA dégom­mer un chef d’État sud-Américain ; mais il s’avère que celui-ci n’est qu’un pion, et que sa fille est trop jolie, et que l’homme à abattre en vrai est un ancien de l’agence. Après, poum poum, paf, pan pan, boum, tout ça.

Musique un peu forte, scènes d’action par­fois modé­ré­ment lisibles à force d’effets de vitesse, mais action à revendre et humour de vieille garde sont là. Alors voi­là, c’est peut-être pas un grand film, mais c’est bou­gre­ment sym­pa pour les ama­teurs.

Et puis, pour les fanas de vieux n’avions, un Grumman Albatross dans son jus fil­mé sous tous les angles, ça se refuse pas.