American gods

de Bryan Fuller et Michael Green, depuis 2017, *

Il y a quelques excellents moments là-dedans. Essentiellement, les petits contes disséminés à chaque épisode, et en particulier celui d’Essie, jeune irlandaise respectueuse des légendes qui n’oublie jamais de laisser quelques miettes, un bout de gâteau ou une tasse de lait pour les leprechauns.

Essie, jeune fille simple, voleuse à la moralité douteuse, déportée aux Amériques… mais qui garde toujours quelque chose pour les leprechauns. – photo Starz

Il y a aussi, malheureusement, un gros fil rouge imbitable, bordélique, mal construit et qui part dans tous les sens. Pour ne rien arranger, des dialogues pompeux, verbeux, à la hauteur de l’ego d’Odin et qui semblent traduits directement du norrois. Ajoutons une réalisation à l’avenant, prétentieuse en diable et uniformément mollassonne, et nous obtenons une série qui aurait pu être fascinante, pleine d’idées et de thèmes passionnants, mais qui est juste chiante.

Une copine m’a dit que c’était parce que j’avais pas lu le livre que je ne voyais pas où ça voulait en venir. C’est possible. Mais une série qui nécessite d’avoir lu le livre, c’est une série ratée.

Voir aussi :

  • Tim Bourguignon

    Je confirme, le bouquin est excellent.
    Je confirme, la série est bordelique.
    Et je confirme, ce commentaire n’apporte rien a la discussion.

    • Franck Mée

      Si si, il apporte quelque chose : il me conforte dans l’idée qu’il y a un problème avec cette série, et donc que c’est pas moi qui suis trop bête pour comprendre un truc génial. 😉

      • Tim Bourguignon

        Le principal problème est encore et toujours le même. Le bouquin est un oneshot de 400 pages. La série est partie pour 2 ou 3 saisons au minimum… tu m’étonnes qu’ils ajoutent des éléments à la pelle et que ca apparaisse comme un bordel noir…