RAID dingue

de Dany Boone, 2016, ***

Une fille mal­adroite, un supé­rieur miso­gyne, une uni­té d’élite, un ministre qui envoie sa fille mal­adroite sous les ordres du supé­rieur miso­gyne dans l’unité d’élite. Autant le dire : sans même savoir que c’est du Dany Boon, on s’attend à du double lourd.

Petite sur­prise : Dany a fait de la mus­cu pour pou­voir por­ter une vraie tenue du RAID sans être ridi­cule. — pho­to Pathé

C’est peut-être pour ça que, fina­le­ment, ça paraît presque léger. Oh, bien sûr, il n’y a rien de sub­til là-dedans, mais le réa­li­sa­teur a su ne pas trop s’attarder sur les gags pour évi­ter de ver­ser dans le pesant, tout ce qui fait rire n’est pas dans la bande-annonce, et quelques échanges vrai­ment fen­dards fonc­tionnent très bien. Mieux : cer­tains aspects tech­niques (uti­li­sa­tion du maté­riel, ges­tuelle et métho­do­lo­gie) sont plu­tôt cor­rects, ce qui est une sur­prise pour ce genre d’œuvre habi­tuel­le­ment très laxiste sur ce plan.

Ça reste évi­dem­ment une comé­die fran­çaise qui n’échappe pas tota­le­ment au ridi­cule, mais c’est fran­che­ment regar­dable et ça sera par­fait pour faire pas­ser un après-midi plu­vieux.