Le labyrinthe

de Wes Ball, 2014, *

Prenez un scé­na­rio sim­pliste genre Hunger games chez les amné­siques ou Predators ver­sion teen-movie (et qui fait pas mal pen­ser à Coma, la BD de Dupré). Laissez les acteurs en roue libre, ne vous fati­guez pas à régler les camé­ras ou à tra­vailler l’image (putain, Enrique Chediak, c’est pas pos­sible, t’étais le seul à avoir bos­sé cor­rec­te­ment sur 127 heures, tu nous fais quoi là ?), comp­tez sur un mon­tage ultra-effi­cace et une construc­tion cali­brée comme une série télé pour sau­ver l’ensemble.

Ça donne un action-teen-movie fran­che­ment niais et pré­vi­sible, qui se déroule exac­te­ment comme pré­vu et joue sans ver­gogne la carte du « y’a pas de fin, mais le deuxième opus est dans les tuyaux ». Vu le niveau, je vais par­tir du prin­cipe que les clins d’œil à Sa majes­té des mouches sont acci­den­tels et consi­dé­rer que la pro­duc­tion n’a aucun objec­tif cultu­rel, le film n’existant que pour four­nir une dis­trac­tion stan­dar­di­sée et faire un max de thune.

Et comme c’est même pas vrai­ment désa­gréable, ça pour­rait mar­cher.