Alabama Monroe

de Felix van Groeningen, 2012, ****

Y’a des films qu’on pourrait raconter, mais on se dit qu’il faut pas. Parce qu’on peut pas sans donner l’impression que ça va être niais, ou larmoyant, ou jouer sur l’émotion facile et les effets de manche éculés.

Donc je me contenterai de dire que dans ce film, vous trouverez du bluegrass, du tatouage, de l’amour, de l’alcool, des trucs qui se fument, de la révolte, de la maladie, des larmes, du sexe, de la passion, de la dépression, de la séduction, de l’éclat de rire, de la véranda, de l’espoir, du pick-up américain, du paysage belge et plein d’émotion.

Le film n’est pas parfait, le montage est un peu inégal et certaines scènes sont un poil trop appuyées notamment dans la seconde partie, mais il est d’une finesse surprenante et, à coup sûr, prenant, émouvant et profondément touchant. Et vous écouterez plus jamais Didn’t leave nobody but the baby de la même façon.

Note : le Comité anti-traductions foireuses peine à comprendre pourquoi cette dépression du cercle brisé est distribuée sous le titre Alabama Monroe.