Kaboom

de Gregg Araki, 2009, ***

Aïe. Comment par­ler de ça ? Bon, vous avez vu la bande-annonce, au moins ?

Alors voi­là un film qui, à pre­mière vue, semble par­ler de la vie de cam­pus, c’est-à-dire si l’on en croit son pos­tu­lat la vraie crise d’adolescence — les années magiques où, paraît-il, on passe son temps à pico­ler et à bai­ser, mais per­so j’ai plein de diplômes qui disent que j’ai un peu raté cette par­tie, à sup­po­ser qu’elle exis­tât.

Sauf que en fait, non.

C’est quelque part entre le teen-movie sexy, le film fan­tas­tique un peu psy­cho­lo­gique, le film éro­tique soft, le polar ama­teur… Pas facile à clas­ser, encore moins à expli­quer. Entre délires sur le sur­feur décé­ré­bré au corps de rêve, sur l’alcool et ses consé­quences inat­ten­dues, sur la famille et l’absence du père, sur des meurtres qui existent ou pas, rien qu’arriver à suivre vague­ment l’histoire est un authen­tique défi.

Alors certes, il y a tout ce qui est pro­mis par mes confrères (répliques extra­or­di­naires, explo­ra­tion de la jouis­sance, déjan­tage irré­sis­tible) ; il y a même une des fins les plus explo­sives de l’histoire du ciné­ma (même si un cer­tain Stanley avait déjà fait un truc du genre en 1963). Mais c’est trop ban­cal pour vrai­ment convaincre.