The crazies

de Breck Eisner, 2010, ****

Une petite ville tranquille dans le Midwest. Un match de base-ball. Un type jusqu’alors connu pour ses problèmes de boisson mais pas pour sa violence débarque sur le terrain, armé et menaçant, et doit être abattu par le shérif local. Le lendemain, un second cas de folie meurtrière apparaît, et voilà que celle-ci s’étend peu à peu : si le shérif, son adjoint et quelques autres semblent épargnés, la plupart des citoyens se transforment à un moment ou à un autre en assassins enthousiastes.

Cette première partie est plutôt bien fichue, mais c’est dans la seconde que le film, quoique se transformant en survivor assez classique dans le fond, trouve son rythme et son élan. Avec au passage quelques questions amusantes, du style : dans un monde où la folie meurtrière est contagieuse, comment distinguer le malade qui va massacrer tout le monde du simple bipède sauvage auquel on peut faire confiance tant qu’il n’a pas intérêt à vous buter ?

Au global, ce remake d’un film de Romero (qui a d’ailleurs produit la présente œuvre) est une petite réussite, un peu horrifique, un peu haletante, un peu prévisible aussi mais globalement fort agréable.

Et je viens de mettre huit étoiles en une journée, j’ai vaguement l’impression que c’est plus que ce que j’ai mis sur l’ensemble du mois de mai… Le cinéma serait-il de retour ?