Les chèvres du Pentagone

de Grant Heslov, 2009, **

Un journaliste plaqué par sa femme se venge en plaquant tout : il file en Irak couvrir la reconstruction du pays. Là, il tombe sur Lenny, un type dont il a entendu parler comme « le psychisme le plus puissant après Bob » par un illuminé qui prétendait avoir participé aux expérimentations de l’armée sur le paranormal, et lui colle aux basques — parce que « a journalist is where the story is », selon un slogan traditionnel de la presse anglo-saxonne¹. Entre un « je peux retrouver mon chemin au milieu du désert » et un « j’ai tué une chèvre juste en la regardant », les voilà donc lancés sur les pistes irakiennes à la recherche de nul ne sait quoi.

Finalement, pas grand-chose à dire de ce film. C’est un peu déjanté, mais trop pour un film sérieux et pas assez pour un film anglais. Un peu surjoué, filmé sans soin particulier, monté à la va-vite, et le scénario en fait parfois beaucoup trop, les scènes réussies (comme l’échange entre George Clooney et Waleed Zuaiter sur l’existence de brebis galeuses dans tous les pays) étant noyées dans un enchaînement trop peu entraînant pour séduire.

On peut même pas dire que ça soit vraiment mauvais.

¹ En France, on dit également « un journaliste va chercher l’info où elle se trouve », mais en l’occurrence on peut difficilement parler d’info.