Jennifer’s body

de Karyn Kusama, 2009, ***

Un groupe de musi­ciens ratés veut faire un pacte avec le diable, en lui sacri­fiant une vierge. Problème : ça tourne mal, et la pom-pom girl allu­meuse par leurs soins choi­sie se trans­forme en démon anthro­po­phage — ce qui ne l’empêche pas de conti­nuer à aller en classe comme si de rien n’é­tait. Le film sera donc l’his­toire de la lutte entre elle et sa meilleure amie, qui découvre l’af­faire et tente de l’ar­rê­ter…

En gros, on pour­rait voir ça comme une réin­ter­pré­ta­tion façon sué­doise (vous avez vu Morse, bien sûr) du teen-hor­ror-movie amé­ri­cain. C’est bien bar­ré, par­fois mar­rant, sou­vent déjan­té, régu­liè­re­ment gore aus­si… Mais c’est tout. On est un peu déçu de voir ça de la part de Diablo Cody, scé­na­riste de l’ex­cellent Juno : où sont pas­sés l’im­per­ti­nence, l’ex­plo­sion des conven­tions sociales, les carac­tères bien trem­pés ? Ici, on est dans un film d’hor­reur à ten­dance comique assez clas­sique, bien fichu mais dépour­vu d’é­tin­celle par­ti­cu­lière.