Bronson

de Nicolas Winding Refn, 2009, **

Pour sortir d’un destin ordinaire, un gosse paumé attaque un bureau de poste. Condamné à 7 ans de prison, il découvre rapidement comment devenir quelqu’un : son objectif sera d’être le prisonnier le plus violent de Grande-Bretagne, attaquant équitablement compagnons de cellules et geôliers et mettant un point d’honneur à le faire avec style.

Le problème, c’est que l’on peut dire la même chose du film. Après une demi-heure de présentations assez jouissive, il commence à tourner en rond avec des scènes s’enchaînant plus comme les tableaux d’un opéra que comme les séquences d’un film : trop de style tue le style. Il y avait matière à faire un moyen-métrage sympa, mais là, tout s’enchaîne trop lentement, trop immuablement, trop systématiquement, trop symboliquement… Au final, cet Orange mécanique sous Lexomil n’est pas véritablement réussi, même s’il reste quelques belles trouvailles.