Thunder in Paradise (première demi-heure)
bouillon improbable de Michael Berk, Douglas Schwartz et Gregory Bonann, 1993–1994
Le saviez-vous ? Au début des années 90, Hulk Hogan a imaginé faire une carrière d’acteur. Après quelques rôles dans des films mineurs, il a coproduit sa propre série télé, où il interprète un ancien SEAL qui affronte les méchants avec son meilleur pote bricoleur et son bateau bourré d’armes et de technologies nouvelles, le Thunder.
Avec une telle origine, en général, on obtient une série très inégale, qui mélange de bonnes idées et des échecs cuisants. Ce n’est pas le cas ici : Thunder in Paradise est d’une qualité remarquablement constante.
Du moins, pour la demi-heure que j’en ai vue avant de jeter l’éponge.

Le scénario est infect, les dialogues sont à chier, le montage est pourri, la prise de vue est gerbante, la prise de son est dégueulasse, le mixage est ignoble (notamment grâce à une musique d’action totalement naze), les accessoires puent le carton-pâte à trois kilomètres, la direction d’acteurs est aux fraises (bien aidée par un casting incompétent et des personnages inconsistants), les effets spéciaux sont vérolés, l’anticommunisme est primaire, la propagande est omniprésente, le rythme est somnifère, même la traduction est nauséabonde1. Bref, c’est immonde d’un bout à l’autre, quel que soit l’angle sous lequel on le prend.
Je dis souvent que les nanars, c’est ma grande passion, mais là, je m’avoue vaincu. J’ai tenu une demi-heure, dont vingt-cinq minutes dans un état d’hébétude fascinée, comme on regarde un énorme carambolage sur l’autoroute sans arriver à décrocher. Heureusement, j’ai fini par arriver à appuyer sur « stop ». Cinq minutes de plus et je devais me laver les yeux à la Javel pour m’en remettre.
- En « français », le titre est devenu… Caraïbes offshore.[↩]